Expérience et renouveau pour sauver le climat, améliorer la gouvernance et renforcer la justice sociale !

Réunis en Assemblée générale ce dimanche matin, les militants Ecolo de la province de Namur ont désigné leurs têtes de liste et candidats stratégiques pour les élections régionales et fédérales du 26 mai 2019. Après leur belle réussite lors des élections communales, les Verts veulent renforcer leur représentation dans les Parlements et orienter davantage la politique de l’État fédéral, de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec comme priorité le climat, le renforcement de la démocratie et la justice sociale !

Ils iront en campagne avec des candidats engagés, à la fois expérimentés et nouveaux, mais toutes et tous porteurs de valeurs, de convictions et de compétences pour exercer une fonction parlementaire.

Au niveau des élections régionales pour l’arrondissement de Dinant-Philippeville, c’est la toute nouvelle cheffe de groupe provinciale, France Masai (37 ans), qui tirera la liste verte. Ancienne responsable pédagogique de la Fédération Nationale des Patros, la Cinacienne a animé la campagne communale et provinciale avec efficacité et succès, dès lors que, pour la première fois, trois écologistes du Sud siègent au Conseil provincial, où elle s’est déjà fait remarquer par ses interventions percutantes. France Masai aura également la tâche de coordonner la campagne électorale d’Ecolo pour le 26 mai. Elle constitue indéniablement un espoir de l’écologie politique namuroise !

« Je suis active depuis longtemps dans le secteur associatif et puis maintenant depuis quelques années au sein d’Ecolo. Les élections d’octobre étaient ma première expérience électorale, conclue avec de très bons résultats. Aujourd’hui, je suis prête à poser un pas supplémentaire, comme candidate parlementaire wallonne. Il y a des tas de choses à faire pour construire une agriculture et une alimentation de qualité, un meilleur accès à l’enseignement ou la mobilité en milieu rural. Je compte bien m’y investir sans compter ! »

Pour l’arrondissement de Namur, c’est fort naturellement le chef de groupe des écologistes au Parlement de Wallonie, Stéphane Hazée (43 ans), que l’Assemblée générale a retenu pour tirer la liste. Stéphane est reconnu comme un des députés wallons les plus actifs au sein du Parlement, particulièrement sur le scandale Publifin et son suivi, mais plus globalement comme porte-parole de l’opposition écologiste face aux deux Gouvernements qui se sont succédés. Force de travail certaine, appréciée ou redoutée, Stéphane porte haut les couleurs de l’écologie politique !

« Sans Ecolo, la Wallonie a trop souvent fait du surplace et même reculé sur une série d’enjeux essentiels pour l’avenir de la planète comme de notre Région. Nous voulons demain une Wallonie irréprochable sur sa gouvernance, visionnaire et volontaire sur les actes concrets à poser pour capter les emplois du futur et rencontrer les enjeux de l’écologie et de la solidarité. Je me réjouis de la percée réalisée suite aux élections du 14 octobre 2018, car elle va nous permettre d’agir pour une Wallonie + verte et + juste via nos communes. A nous de concrétiser l’espoir que les citoyens ont généré avec cette vague verte, pour en faire de même en Région et en Fédération Wallonie-Bruxelles ! ».

Enfin, pour l’élection fédérale, notre assemblée a tout aussi logiquement désigné Georges Gilkinet (48 ans), actuel chef du groupe Ecolo-Groen à la Chambre, pour conduire la liste. Député hyperactif, spécialiste reconnu des affaires sociales et des questions financières, Georges s’est notamment distingué au cours de cette législature dans le cadre de la Commission Kazakhgate. Il est aujourd’hui une des voix écoutée et respectée tant au sein de l’assemblée fédérale que comme porte-parole d’Ecolo.

« Avec Groen, Ecolo a le potentiel pour jouer un rôle majeur au sein du Parlement fédéral dans le courant de la prochaine législature et l’ambition de devenir le premier groupe à la Chambre. Nous formons le seul groupe bilingue au sein de l’assemblée et c’est une force dans une Belgique de plus en plus polarisée. Je me réjouis de travailler après le 26 mai avec nos futurs nouveaux élus, francophones et flamands, pour des politiques plus justes et volontaires en matière de climat, de démocratie et d’égalité. Nous sommes l’antidote à ceux qui veulent la fin de la Belgique ou de la sécurité sociale et qui tardent à agir sur les questions climatiques ! », explique Georges Gilkinet.

L’Assemblée générale des écologistes namurois a également désigné les candidats stratégiques des trois listes :

Liste régionale pour l’arrondissement de Dinant-Philippeville

2ème effectif : Raphaël Frédérick (40 ans)

Yvoir – Enseignant et Chercheur en sciences pharmaceutiques

Conseiller communal d’Yvoir depuis les élections de 2018

1er suppléant : Claudy Lottin (60 ans)

Florennes – Indépendant

Conseiller communal de Florennes depuis 2012, Premier Echevin en charge des finances, de l’énergie, de la culture et du commerce entre 2012 et 2018

Liste régionale pour l’arrondissement de Namur

2ème effective : Valérie Delporte (50 ans)

Sombreffe – Employée

Conseillère communale de Sombreffe depuis 2012, Présidente de CPAS et Echevine du Logement et des Aînés entre 2013 et 2018

1ère suppléante : Bénédicte Rochet (42 ans)

Mettet – Chargée de cours

Conseillère communale et provinciale depuis les élections de 2018

2ème suppléant : Jean-Luc Revelard (59 ans)

Sambreville – Employé dans le secteur bancaire

Conseiller communal de Sambreville depuis 2005, militant syndical

Liste fédérale

2ème effective : Isabelle Gengler (50 ans)

Namur – Enseignante dans une école secondaire de Namur

Conseillère provinciale depuis les élections de 2018

1ère suppléante : Cécile Cornet (40 ans)

Andenne – Chargée d’étude et de formation dans un syndicat

Conseillère communale d’Andenne entre 2010 et 2015

2ème suppléant : François Bouchat (43 ans)

Ciney – Conseiller/coordinateur en environnement

Conseiller communal de Ciney depuis 2012

 

En 2019, offrons un nouveau départ à nos transports en commun !

 

Ce 15 janvier, dès l’aube, et comme ils en ont pris la bonne habitude depuis maintenant 20 ans, les écologistes sont allés à la rencontre des usagers des transports en commun en Province de Namur1 comme partout en Wallonie et à Bruxelles. Cette année, ils étaient non seulement présents dans presque toutes les gares namuroises mais aussi aux arrêts de bus TEC dans des communes non desservies par la SNCB.

En leur offrant un p’tit chocolat pour la route, les écologistes tenaient à remercier l’ensemble des usagers des transports en commun, qui, en choisissant le train ou le bus, posent chaque jour un geste positif pour la planète et pour une mobilité plus fluide.

Plus que jamais, Ecolo s’engage à leurs côtés pour réclamer des transports en commun plus fréquents et plus confortables, davantage de places assises, des horaires respectés et étendus, des informations en temps réel, des tarifs accessibles à tous, des gares et des arrêts accueillants et bien entretenus.

Dans le Namurois comme ailleurs, il est possible et indispensable de faire davantage pour favoriser l’usage encore plus fréquent et systématique des transports en commun et des modes de transport doux. C’est le vœu et l’engagement concret des écologistes dans les communes où ils sont à la manœuvre, avec la compétence de la mobilité dans six communes namuroises. C’est aussi ce qu’ils attendent des majorités qui se mettront en place après les élections de mai prochain au plan régional, fédéral mais aussi européen. En effet, par rapport aux enjeux du réchauffement climatique, des embouteillages qui paralysent l’économie en même temps que nos routes et de la pollution de l’air qui rend malade, la politique fédérale du MR et la politique wallonne du PS-CDH puis du MR-CDH sont insuffisantes, quand elles ne vont pas à contre-sens, devenant alors tout simplement incompréhensibles.

2019 doit constituer un tournant pour la mobilité, les transports en commun et la protection de la Planète et de ses habitants. Ecolo en fera un combat prioritaire.

La ponctualité en progrès mais toujours problématique le matin 

L’évolution des travaux sur la ligne Luxembourg-Bruxelles se fait sentir pour les navetteurs puisque la ponctualité – entendue comme une arrivée à l’heure prévue ou avec un retard de moins de 6 minutes – s’est globalement améliorée au cours de l’année écoulée. En novembre 2018, 81,5 % des trains enregistraient moins de 6 minutes de retard. Cela reste trop peu et des efforts doivent encore être réalisés, notamment en terme d’investissement et d’entretien du matériel ; mais il s’agit néanmoins d’un progrès à souligner par rapport à l’année précédente.

Ponctualités de grandes relations

Trains arrivés à l’heure ou avec un retard de moins de 6 minutes

 

 

 

 

 

 

 

 

Par contre, à y regarder de plus près la ponctualité aux heures de pointe matinale reste très problématique puisque plus de trois trains sur dix enregistrent plus de six minutes de retard. En d’autres mots, un tiers des trains du matin ont été en retard l’an passé. C’est beaucoup trop !

Ponctualité sur les 10 grandes lignes arrivant à Bruxelles, en heures de pointe, en heures creuses & le week-end

 

 

 

 

 

 

 

 

Amplitude horaire : peut mieux faire, singulièrement par rapport aux communes moins peuplées !

Il s’agit d’un des principaux regrets que les écologistes formulent par rapport à l’actuel plan de transport de la SNCB (entré en vigueur en décembre 2017). L’amplitude horaire c’est-à-dire l’heure à laquelle démarrent/arrivent les premiers/derniers trains est insatisfaisante pour répondre aux besoins des usagers qui ont des horaires de travail décalés ou souhaitent profiter d’une soirée de loisirs en ville. Ainsi, sur la ligne 132 entre Charleroi et Couvin, les derniers départs des trains locaux sont fixés à 20h51 et 21h40. Le dernier train L Namur-Ciney quitte Namur à… 20h22, empêchant les usagers du train situés aux arrêts intermédiaires de profiter d’une séance de cinéma ou d’un restaurant en soirée à Namur.

Développer un « réseau express namurois »

Afin de favoriser le « transfert modal » de la voiture individuelle vers les moyens de transports en commun, il est indispensable de renforcer le maillage entre les différentes lignes et de faciliter ce choix, notamment en offrant des possibilités de parking sécurisé et accessible à proximité des gares. En charge de la mobilité durant la législature écoulée à la ville de Namur, Patricia Grandchamps avait lancé un plan « parking malin »qui prévoyait notamment la possibilité pour les travailleurs du centre-ville de se garer à proximité des gares ou points d’arrêt TEC extérieurs à Namur puis de terminer le parcours en train ou en bus.

L’étape suivante doit être la mise en place d’un « réseau express namurois » qui implique :
• La mise à disposition à Namur d’un « City pass » : à Charleroi et à Liège, cette carte multimodale permet de passer du bus au train (et vice versa) dans un périmètre déterminé pour le prix d’un seul abonnement ;
• L’augmentation de la fréquence des trains aux heures de pointe ;
• L’aménagement de parkings aux abords de certaines petites gares namuroises telles que Flawinne, Ronet, Marche-les-Dames et Naninne ;
• L’aménagement ou l’augmentation des parkings vélos sécurisés aux abords de ces gares ;
• La mise en œuvre d’un plan de communication efficace pour faire connaître ces nouvelles possibilités.

Dans l’avis qu’il a rendu concernant le projet de Schéma de Développement territorial, le Bureau économique de la Province a d’ailleurs plaidé pour le « REN »3. Le BEP soulignait judicieusement que ce dernier « pourrait être connecté à celui proposé pour Charleroi à travers le Val-de-Sambre, et selon un losange Charleroi/Sambreville/Gembloux/Namur/Andenne/Ciney » et ainsi atteindre un masse critique de 750.000 habitants.

Au-delà de son intérêt par rapport au défi climatique, cette proposition offre aussi des perspectives intéressantes pour le redéploiement socio-économique de la Basse-Sambre puisque cette connexion pourrait faciliter la mobilité des travailleurs vers et depuis cette zone.

Accès à la gare de Namur depuis Bomel, il est temps que la SNCB fasse preuve de bon sens !

Durant l’été 2017, la SNCB décidait, unilatéralement et en contradiction avec la convention qui la lie historiquement à la ville de Namur, d’empêcher le passage des usagers des modes doux par le parking de la gare, entre le centre et Bomel. Concrètement, ni les piétons, ni surtout les cyclistes, ne peuvent plus emprunter ce parking pour rejoindre le tunnel sous-voies. Les piétons doivent donc passer par l’entrée à l’arrière de la gare et utiliser les escaliers ou des ascenseurs très régulièrement en panne tandis que les cyclistes doivent franchir le pont de Louvain ou le pont d’Heuvy. En 2018, Patricia Grandchamps avait proposé un projet de cheminement dans le parking et même dégagé un budget prévisionnel de 100 000 euros. Malheureusement, la SNCB a refusé de mettre en œuvre cette solution de bon sens. Ecolo revendique que la SNCB mette tout en œuvre pour respecter ses obligations en la matière !

Ligne TEC rapide entre Liège et Marche : Ecolo salue une avancée et appelle le Gouvernement wallon à ne pas s’arrêter à de l’expérimentation et à en faire une ligne à haut niveau de service

Depuis plusieurs années, les écologistes militent la mise en place d’une ligne de bus express entre Marche-en-Famenne et Liège, avec un arrêt par commune, et qui desservira les communes namuroises de Somme-Leuze et Havelange, comme l’a proposé le TEC Namur-Luxembourg. Fin décembre, le Gouvernement wallon a annoncé un premier pas dans la bonne direction. Cependant, il s’avère qu’à ce stade, le dispositif ne répond pas au projet imaginé par le TEC et soutenu par les communes. Premièrement, seuls quatre bus dans chaque sens seront proposés. Dans ces conditions, il est difficile de considérer la ligne comme proposant un « haut niveau de service ». Deuxièmement, la gestion de cette ligne sera confiée à un opérateur privé et les tarifs pratiqués seront plus élevés que pour les autres parcours TEC. Plus encore, les navetteurs devront souscrire un abonnement particulier pour la ligne. Troisièmement, les usagers devront s’inscrire préalablement via Internet, ce qui peut incontestablement constituer un frein à l’utilisation de la ligne.

Une première étape est franchie. Il s’agit dès maintenant de s’assurer de la réussite du projet notamment en levant les obstacles potentiels que représentent la réservation en ligne et les tarifs mais aussi d’envisager que la ligne soit desservie en dehors des heures de pointe.

Centrales de mobilité : un projet positif se concrétise enfin !

Depuis plusieurs années, Ecolo agit pour le développement des centrales de mobilité, à partir des expériences-pilotes qui ont été lancées, notamment dans l’entre Sambre et Meuse (Mobilesem) et dans l’arrondissement de Dinant (Mobilisud). Stéphane Hazée interroge régulièrement le Ministre de la Mobilité et des Transports sur ce sujet, qui aura connu plusieurs avatars et tourments compte tenu de l’inconséquence du Ministre Di Antonio.

Le Ministre avait pris position en faveur d’une opération de tabula rasa, voulant ainsi créer une centrale régionale de mobilité ex nihilo et en même temps mettre par terre les centrales locales existantes. C’était tout simplement incompréhensible. Stéphane Hazée s’en était fortement étonné et préoccupé.
Fort heureusement, à force d’interpeller le Ministre, les subventions octroyées ont finalement été reconduites et ont permis le maintien des dispositifs en place et la poursuite d’une offre de services locale dans l’Entre Sambre et Meuse, qui est particulièrement bienvenue là où il n’y a ni bus ni train et où il faut se tourner vers d’autres opérateurs (covoiturage, taxis sociaux, chauffeurs volontaires, FlexiTEc, etc.).

Dans sa réponse de fin décembre 2018, le Ministre, s’il annonce enfin la création de la centrale régionale de mobilité pour janvier 2019, indique également qu’elle travaillera “en pleine collaboration avec une quinzaine de structures locales actives au niveau supra-communal”.

Les objectifs poursuivis par le projet peuvent être détaillés: “la mise en place d’un numéro d’appel unique” ; “la coordination et la valorisation des services de transport locaux alternatifs à la voiture individuelle en complément aux transports publics” ; un “usage optimal des deniers publics”, une “approche privilégiant la mobilité durable” et une ” mutualisation des moyens disponibles” et une “économie collaborative”.

Pour Ecolo, c’est un soulagement car “on revient de loin” après la volonté initiale du Ministre qui semblait vouloir repartir de zéro et promouvoir une centralisation radicale. Même si on peut déplorer le temps perdu par ces changements de cap du Gouvernement, on se réjouira en tout cas qu’on avance à présent avec une solution et un modèle durables.

Réinvestir dans les transports en commun : une priorité pour la prochaine législature !

Les transports en commun sont au cœur d’une mobilité durable et ambitieuse. Pourtant, la marge d’amélioration de la qualité du service offert par la SNCB et les TEC est importante. Pour Ecolo, il est évident que les pouvoirs publics n’y consacrent pas suffisamment de moyens et d’attention. Or, la multi-modalité et des transports en commun performants sont le coeur d’une mobilité durable, flexible et ambitieuse.

En réinvestissant massivement dans le transports en commun, en travaillant sur des offres tarifaires intégrées qui facilitent l’usage de différents modes de déplacement, en utilisant l’énorme potentiel offert par les nouvelles technologies mobiles et par l’open data, qui permettent de disposer d’informations en temps réel, et surtout en favorisant tous les modes de déplacement partagés (voitures et vélos notamment) qui vont réduire le nombre de véhicules nécessaires, les écologistes veulent construire la mobilité du XXIème siècle autour de l’axe central que constituent les transports en commun.

Des transports en commun performants, ça veut dire moins d’embouteillages et un air moins pollué. Nous voulons refinancer tous nos transports en commun, pour qu’ils soient plus ponctuels, plus nombreux, plus confortables, plus rapides, plus fréquents,… Ensemble, nous nous engageons pour que 2019 soit le premier pas vers une mobilité renouvelée, moderne et efficace !.

Réforme des provinces : MR et CDH doivent en finir avec le jeu de dupes

Les autorités provinciales présentaient ce vendredi 11 janvier les traditionnels vœux au personnel de la Province, dans un contexte particulier lié au projet de réforme des provinces déposé par la Ministre MR des pouvoirs locaux, Valérie De Bue.

Pour Ecolo, la réforme des provinces doit être menée de manière volontariste, avec concertation et respect vis-à-vis des travailleurs. Elle doit être mise en œuvre dans le souci de l’intérêt général et de la bonne utilisation de l’argent public. Cela suppose notamment de réduire drastiquement les frais liés au fonctionnement de l’institution politique et du Collège en particulier.

« A ce jour, le Groupe Ecolo au Conseil provincial ne peut que déplorer l’absence totale de de proactivité et d’engagements clairs et concrets dans le chef de la majorité provinciale. Il est d’ailleurs symptomatique que le directeur général ait reproché aujourd’hui aux collèges provinciaux successifs de n’avoir quasiment rien fait et anticipé depuis une dizaine d’années » souligne Georges Balon Perin, chef de groupe.

« Visiblement, aucune concertation sérieuse n’a été mise en œuvre avec la Ministre De Bue. Alors qu’ils se partagent le pouvoir à la Province comme à la Région, MR et CDH se livrent à un jeu de rôle ou plutôt à un mauvais jeu de dupes. Par respect pour le personnel de la Province, cela doit cesser. Nous demandons à la coalition MR-CDH de se saisir du projet de réforme et d’impliquer les groupes de la minorité dans la réflexion quant à l’avenir de la province », conclut France Masai, cheffe de groupe adjointe.

Réforme des provinces: le temps de la responsabilité

Sur ce dossier, mais comme sur beaucoup d’autres, Ecolo n’est pas suspect de ne pas avoir une position claire. Cela fait en fait déjà 20 ans qu’Ecolo s’est positionné pour la suppression à terme des provinces, que nous portons le projet de la transition de l’institution provinciale.

Mais, comment ?

Nous n’avons jamais prétendu que ce serait simple, rapide, facile. Nous avons par contre toujours dit, car cela fait partie de nos méthodes, qu’il faudrait faire preuve de créativité et de responsabilité pour mener la transition de l’institution de la manière préparée, progressive et participative.

Il règne une grande incohérence du MR et du CDH qui, du parti ou du collège provincial disent tout et son contraire et n’ont pas les mêmes vues.

D’un côté, à la Région, Madame la Ministre De Bue a l’air d’avoir découvert ce dossier à l’occasion du coup politique en 2017 et porte des réformes très brutales, et sans préparation, et sans concertation.

D’un autre côté, le collège provincial accuse un fameux temps de retard face à ces réformes, parce qu’il a plutôt tendance à se mettre la tête dans le sable pour une échéance qu’il ne veut pas voir.

Quant à Défi, on ne sait pas encore s’il est monté pour transformer les choses en profondeur ou pour subir de la même manière cette situation.

Nous regrettons le refus de la majorité de se mettre sur un trajet qui prépare de façon ordonnée et juste l’évolution des provinces, y compris en tenant compte du statut et de l’avenir du personnel.

Nous avons pris connaissance du courrier de Monsieur le Directeur Général.

Nous voyons la présence massive des travailleurs ce matin.

Cette discussion n’est pas un échange de vue avec un parti vert de l’opposition qui essuie régulièrement la critique de ne pas être réaliste. Aujourd’hui, la transition des provinces, nous y sommes. Et vous y êtes pressés. Et vous devez la préparer bien plus activement, avec la plus grande attention pour la garantie et la qualité de l’emploi.

Nous demandons que les députés provinciaux prennent à pleines mains la responsabilité d’être plus réalistes quant à l’enjeu de l’avenir de l’institution provinciale. C’est une responsabilité que vous portez avant tout à l’égard du personnel, des agents provinciaux, de tous ceux qui font vivre avec beaucoup de compétence et de professionnalisme de très bons projets.

Des Nic-Nac pour la province ?

Sourde à l’appel des électeurs, la coalition se contente de proposer des Nic-Nac

Au cours du débat sur l’installation de la nouvelle coalition provinciale MR – CDH – Défi, France Masai est intervenue au nom des 8 conseillers Ecolo.

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les nouveaux députés provinciaux,
Mes chers collègues,

Il est évident que l’accord MR- CDH – Défi va nettement moins loin que ce vers quoi nous, Ecolo, aurions voulu aller.  C’est bien dans l’air du temps, les avancées mises en avant parlent de grands efforts en termes de gouvernance, de participation citoyenne et de transition écologique.

Mais en réalité, Madame et Messieurs les députés, je pense qu’avec cette majorité MR-Cdh-Défi à la Province, malgré ses belles et alléchantes annoncés, ce que vous proposez jusqu’ici ce sont juste des Nic Nac.

C’est vrai que c’est de saison, les Nic Nac, ces tout petits biscuits. On approche du 6 décembre. Et puis, on en grignote toujours bien un ou deux, en passant, ça fait plaisir, ça ne fait pas de tort.

Un Nic Nac pour la Gouvernance : le cumul de rémunérations pour les députés provinciaux, c’est fini !
Mais dites, il est temps ! Cela fait combien d’années que vous profitiez de ces petits avantages supplémentaires pour simplement ….faire le travail pour lequel vous avez été élus ?
Et mon collègue, Georges Balon Perin, vient tout juste de déjà vous interpeller à propos des indemnités de départ de députés – qui ne restent par ailleurs pas sans emploi, et même, qui ne partent pas vraiment… et se recyclent, ici.
C’est très particulier …

Un Nic Nac pour la Participation citoyenne : Création d’un conseil consultatif du territoire dans chacun des trois arrondissements de la province. Pourquoi pas ? Avec de véritables méthodes de participation citoyenne, des panels, de la sociocratie et y compris en acceptant de déléguer une partie du pouvoir de décision aux professionnels des administrations, aux autres partenaires ou aux citoyens ?
Cette idée ira t’elle plus loin que le titre ?  Nous verrons. Mais, dans ce que nous avons lu, dans ce que nous avons entendu ce matin, hé bien, nous ne voyons pas d’élan. Nous ne voyons pas d’audace.

Et soit dit en passant, c’est bien parce que nous avions la très nette impression que rien n’irait jamais plus loin que les titres, que la volonté de changement n’était pas assez profonde, qu’Ecolo n’a pas voulu poursuivre les discussions. avec cette Majorité si conservatrice, et a mis un autre scénario et d’autres priorités sur le table, qui n’ont malheureusement pas pu aboutir, dès lors que la nouvelle majorité en place n’a pas encore compris (ou ne veut pas comprendre) la volonté de changement exprimée par les électeurs

En être pour en être, non merci. Nous voulons changer les choses en profondeur : nous tenterons donc d’y contribuer, avec enthousiasme et détermination, depuis les bans de l’opposition.

Un Nic Nac pour la Transition écologique : Un poste de député provincial expressément en charge de la Transition écologique. Consommation d’énergie des bâtiments, renouvellement du parc automobile, ok, bravo et bonne chance !.
Soutien direct aux communes pour concrétiser la Convention des Maires et leurs plans POLLEC, rien !
Mobilité douce, rien !
Biodiversité : rien !
Un budget concret et conséquent, dédié à de vrais projets transcommonaux et structurant de transition écologique, tel que nous le réclamions ? : encore rien à ce stade. Nous verrons ce qu’il en sera lors de la session budgétaire

J’ai entendu lors du débat électoral sur Canal C la députée sortante en charge de ces compétences faire état du fait qu’elle avait fait plein de petites choses. Plein de petites choses.
Ça suffit !, les petites choses, ça suffit.
Les électeurs, ont, le 14 octobre dernier, clairement marqué par leur vote cette urgence du changement.
On n’a plus 20 ans pour changer le monde et sauver la planète.

Partout des hommes et des femmes inventent un autre monde, qui respecte la nature et les humains, d’autres façons de faire de l’agriculture, de l’économie. D’autres formes d’éducation, de démocratie. Il n’est pas trop tard, mais il faut se bouger, maintenant.

Il n’est pas trop tard, mais il est temps que le politique prenne la mesure des changements à entreprendre. Pas des changements cosmétiques, pas des effets d’annonce. Pas des Nic Nac.

Et je crains, Monsieur le Président, nous craignons, que les moyens donnés à la transition écologique en Province de Namur soient toujours de ces petites choses, qui ne changent pas la vie, qui ne changent pas de modèle.

Lesquelles de ces proposition seront-elles assorties d’un budget concret et suffisant permettant leur mise en œuvre ?  Des projets précis verront-ils le jour ou est-ce une belle vitrine (et ça aussi c’est de saison, les belles vitrines) mais avec bien trop peu, avec rien en magasin ?

Aujourd’hui, nous n’avons pas de garantie pas rapport à ça. Nous sommes au début de cette mandature, qui risque bien de ressembler étrangement la précédente. Faire semblant de changer pour ne rien changer ….voilà la marque de fabrique de cette « Majorité Sauve-qui-peut »

Nous verrons.

En commission, au conseil, dans les intercommunales, nous verrons de quelle manière le MR, le Cdh et Défi donneront un nouvel élan à la Province de Namur.
Et le groupe Ecolo sera ferme et bienveillant, constructif mais pas complaisant, et soyez en assurés extrêmement attentif à ces enjeux.

Pour relayer l’appel au changement que les électeurs nous ont lancé à toutes et tous, leurs représentantes et leur représentants.
Et parce qu’on n’a qu’une seule planète et que nous voulons pouvoir la léguer à nos enfants.

Je vous remercie et nous souhaite à chacune et chacun une belle législature : au boulot, les amis !

France Masai

Conseillère provinciale

Cheffe de groupe adjointe

Les Namurois ont exprimé leur volonté de changement, MR, CDH et Défi choisissent une coalition « sauve qui peut »

Alors que les Namurois avaient clairement marqué leur défiance vis-à-vis de la majorité sortante , MR et CDH ont finalement trouvé en Défi ont trouvé le supplétif qui leur manquait pour mettre en œuvre un préaccord électoral conclu … il y a 6 ans. Face à cette coalition sauve qui peut, le groupe Ecolo mènera une opposition ferme mais constructive pour relayer l’appel au changement que les électeurs avaient lancé.

Le 14 octobre, les électeurs ont envoyé un message clair en renforçant significativement Ecolo aux quatre coins de la province (+ 11 000 voix, + 3,22 % et passage de 4 à 8 sièges) et en désavouant les deux partis aux manettes de la province depuis 2012 (-4,41 % et -10 000 voix pour le MR, -3,34 % et- 8000 voix pour le CDH).

« Ecolo souhaitait des engagements fermes dans plusieurs domaines : fin des dépenses de prestige et d’auto-promotion, abandon du projet de Maison Administrative à Salzinnes, mobilisation en faveur de la transition écologique, renforcement de la supra-communalité, etc. Dès le lendemain de ces élections, il est apparu que le MR ne souhaitait pas s’engager dans ce programme de réforme et que le CDH préférait ne pas quitter la roue de son allié. Aujourd’hui, nous sommes déçus pour les Namurois qui avaient appelé à ces changements » regrette Georges Balon Perin, chef de groupe Ecolo.

« Les candidats Ecolo avaient pris des engagements clairs vis-à-vis des électeurs. Les 5 conseillères et 3 conseillers élus comptent bien rester cohérents et poursuivre leur travail en ce sens durant la prochaine législature » conclut France Masai, cheffe de groupe adjointe.